Résumé de la soirée du 17 Octobre.. (PSG - Lens)..
09/08/2014 :
- Achat d’une place pour le match Lens – PSG se déroulant au Stade de France le 17/10/2014 à 20h30 à 16 euros sur le site de la Fnac (prix adhérent Fnac au lieu de 18 euros)
15/09/2014 :
- Annulation de ma place sans aucun motif et remboursement sur mon compte bancaire.
- Déplacement à la Fnac pour comprendre mais les vendeurs ne sont au courant de rien.
15/10/2014 :
- Achat de deux places sur le site officiel du PSG à 18 euros (donc 36) et 4 euros de frais de réservation en plus pour je ne sais quelle raison.
16/10/2014 :
- Places validées, impression des billets.
17/10/2014 :
- 17h15 : Départ de la gare de Massy - Palaiseau. 2 Billets aller retour Massy – Stade de France (22.40 euros).
- 18h15 : Arrivée à la plaine Stade de France, regroupement des anciens abonnés aux abords de la gare. Tout ce passe bien mais nous sommes déjà très entourés par les CRS.
- 18h 40 : Début des chants, départ du cortège en direction du stade en suivant les leaders. Une dizaine de chants sont entonnés sans aucun problème. Une dizaine de personnes commençant à chanter un chant contre les lensois (« consanguins ») sont vite repris à l’ordre par le reste du cortège et le chant cesse.
- 20h : Le cortège avance mais très lentement, les chants se poursuivent et de plus en plus de CRS commencent à nous entourer.
- 20h10 : Le stade est en vue mais soudainement nous bifurquons dans une ruelle aux alentours du stade. Après avoir fais 200m le convoi s’arrête stopper par des camions de CRS devant lui. Les CRS se regroupent autour de nous, devant, derrière ils sont partout et nous bloquent sur la route. Nous ne pouvons plus sortir. Nous sommes alors bloqués comme des animaux dans un enclos et ne pouvons plus rien faire.
-20h30 : Le match débute, nous sommes toujours dans notre enclos et les chants se sont arrêtés depuis longtemps. Nous ne pouvons même pas sortir pour aller faire nos besoins, certains qui ne peuvent plus se retenir sont obligés de se vider au milieu de la route (marrant peut être mais effrayant dans le fond).
Nous essayons de discuter avec les CRS mais ils ne sont au courant de rien.
- 20h50 : Trois buts ont déjà été marqués nous n’en avons vu aucun. Certains supporters commencent à s’impatienter et des non d’oiseux fusent. Un coup de bombe lacrymogène est alors tiré au milieu du cortège. Certains se protègent donc avec leur capuche et leur écharpe. Un CRS dit alors « vous voyez vous commencez déjà à cachés vos visages » et rajoute ensuite « On se rappel de vous aux Trocadéro » (il y a deux ans lors de la célébration du titre de champion de France). Complètement faux car aucun des supporters présents dans ce cortège n’était présent au Trocadéro. L’amalgame est alors vite fait entre « casseur » et « ultras ».
- 21h : Nous ne pouvons toujours par sortir mais nous arrivons dans l’ensemble à rester calme et ne pas s’énerver pour envenimer les choses. On dirait même que c’est ce que recherchent les CRS pour prétexter de nous charger et pouvoir ainsi nous refuser l’accès au stade. Aucun incident dans le cortège n’est alors à dénoter. Des questions se posent, quand allons nous sortir, combien de temps allons nous encore devoir attendre, allons nous pouvoir voir le match, pourquoi sommes nous parqués comme des animaux ? Nous n’avons toujours aucune réponse à ses questions.
- 21h15 : la mi-temps est sifflée dans le stade, un motif d’espoir est alors perceptible, en effet un entonnoir est créé et nous pouvons alors sortir du cortège par petits groupes en montrant notre Carte d’identité et notre place pour le match. Nous nous précipitons alors vers le stade toujours encadrés par des dizaines de CRS, places en main. Arrivé devant notre porte, L en l’occurrence les portes sont closes et l’ont nous dit de nous rendre à la porte N. Arrivés à la porte N, les portes sont aussi fermées et nous comprenons alors que nous ne pourrons jamais rentrer dans le stade. Les stadiers derrière les grilles nous « chambrent volontiers » et nous rient au nez. Les insultes fusent alors et certains d’entre nous commence à être tendus. Nous ne sommes plus qu’un groupe d’environ 150 personne car les CRS on visiblement réussi à nous disperser à plusieurs endroits. Les CRS se regroupent et nous chargent vers un pont à l’aide de bombes lacrymogènes. Nous leurs montrons alors tous nos places valables pour bien leur prouver que nous sommes en règles mais rien y fait. Certains agacés commencent à lancer des projectiles sur les CRS et deux coups de bombes lacrymogènes sont encore lancés. Nous ne pouvons alors plus qu’aller dans un sens c'est-à-dire un pont menant vers une résidence de Saint-Denis, des gens (parmi eux des femmes et des enfants) qui ne faisaient pas partis du cortège se retrouvent alors également bloqués avec nous.
- 22h : Nous abdiquons et nous dirigeons vers le pont pour essayer de retrouver le RER qui est de l’autre côté du Stade. Nous sommes alors encore bloqués après le pont par des CRS ne sachant plus ou aller
- 22h30 : nous attendons la fin du match pour nous faufiler parmi les gens sortant du stade pour pouvoir enfin rejoindre le RER. Tous les gens semblent contents du match mais nous nous rentrons dépités de ce que nous venons de vivre.
Nous entonnons alors un chant que certainement très peu de gens ont compris sur le coup : « Liberté, Egalité, y’a pas ça au PSG … »
- 23h30 : Nous revoilà à la gare de Massy – Palaiseau avec nos places qui n’auront servies à rien. Totale de la facture quarante euros de places plus une vingtaine d’euros de billets de trains, ce qui fait 60 euros pour une soirée gâchées. Nous ne seront jamais remboursés je pense.
Voila la résumé de cette soirée de « merde » et qui montre bien que ce pays a un problème. Les droits de l’homme ne semblent pas être les même pour tous. Le Qatar serait-il entrain de prendre le pouvoir à Paris ? Il semblerait bien que oui.