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Guide - Apprendre le piano seul de A à Z. (partie 1)
Bonjour à tous, On se retrouve pour mon tout nouveau sujet sur le forum et mon premier en tant que membre GTP ! Soyez donc indulgent avec moi, je
suis preneur de toutes critiques pour m'améliorer les prochaines fois.
Nous allons voir aujourd'hui comment débuter l'apprentissage seul d'un instrument musicale, le piano plus précisément.
Introduction
Le solfège vous rappelles les bons vieux souvenir du collège avec Mr. Dupont essayant tant bien que mal de vous apprendre la flute à bec pendant que vous faisiez les fous avec vos camarades de classe, pour au final, n'avoir jamais rien compris à ses cours. Nous allons
voir aujourd'hui qu'avec de l'envie, une bonne explication et les bonnes ressources pour l'apprentissage, vous allez connaître les bases du solfège et bien plus encore, qui vous sera utile pour la compréhension de partitions, et plus tard avec la connaissance des accords,
la composition de votre propre musique !
Je vais essayer par ce sujet, de vous apprendre les bases et vous donner l'envie de continuer et d'apprendre un instrument de musique,
je suis moi-même passer par là avant et c'est bien pour ça que je souhaite vous l'apprendre à vous aussi.
I - Signes employés pour écrire la musique
Un son musical possède quatre caractéristiques : sa hauteur, sa durée, son intensité et son timbre.
Les premières tentatives d'écriture musicale visèrent avant tout à suggérer d'abord la hauteur, puis simultanément, la hauteur et la durée du son, avec une précision accrue au fil des siècles.
Les indications d'intensité furent plus tardives ; on n'en connait pas d'antérieures à 1500. Quant au timbre, il fut indiqué dès l'instant
où l'on spécifia l'instrumentation.
Actuellement c'est au moyen de la portée et des notes que sont codifiés les durées et hauteurs.
La portée
La portée est la réunion de cinq lignes horizontales, parallèles et équidistantes.
Il est convenu de compter les lignes de bas en haut.
L'espace compris entre les lignes se nomme interligne. Les interlignes se comptent également de bas en haut.
La portée se compose donc de cinq lignes et de quatre interlignes.
C'est sur la portée que se placent les notes et autres signes servant à écrire la musique.
II - Les notes
Les notes sont des figures de forme arrondie, pleine ou évidées, pourvues ou non, d'une hampe (ou queue). Exemple :
... Ces formes, selon leurs variantes, expriment des durées différentes.
D'autre part, selon leurs différentes positions sur la portée, les notes exprimes aussi des hauteurs de son différentes.
Les figures de notes
Il y a sept figures de notes qui sont :
Lorsque plusieurs croches, double croches, triples croches ou quadruples croches se suivent, il est d'usage, dans la musique instrumentale, de remplacer les crochets par des barres unissant les hampes de ces notes, il y a autant de barre qu'il y a de crochets.
Valeur relative des figures de notes
Les figures de notes étaient disposées, dans un tableau précédent, du haut vers le bas, en ordre de durées décroissantes. La ronde
étant la valeur la plus longue, chaque figure de note vaut, par convention, la double de celle qui la suit.
C'est ainsi que la ronde vaut deux blanche, la blanche vaut deux noires, la noire vaut deux croches... ce qu'exprime le tableau suivant :
Autrement dit, la relation entre ces différentes figures de notes est celle d'une progression géométrique de raison 2, soit 1, 2, 4, 8, 16,
32, 64. Inversement, chaque figure de note vaut la moitié de celle qui la précède ; sa durée s'exprime aussi par une fraction : Blanche = 1/2
ronde, noire = 1/2 blanche, croche = 1/2 noire...
La progression géométrique affecte alors le dénominateur de fractions. Donc, par rapport à la ronde : Blanche = 1/2 ; noire = 1/4 ;
croche = 1/8... quadruple croche = 1/64.
III - Position des notes sur la portée
Les notes, quelles que soient leur figures, se placent sur la portée de la manière suivante : Sur les lignes
Dans les interlignes
On place également une note sous la première ligne, et une au-dessus de la cinquième ligne :
En plaçant les notes sur la portée de manière à remplir chaque ligne et chaque interligne, on obtient une succession ascendante (pour l’œil), exprimant (pour l'oreille) des sons allant du grave vers l'aigu.
Les lignes supplémentaires
On peut étendre cette série vers le grave et vers l'aigu au moyen de petite lignes nommés : lignes supplémentaires. Les notes se placent
sur ces lignes ; elles se placent aussi au-dessus de ces lignes, lorsqu'elles sont au dessus de la portée, au dessous, lorsqu'elles
sont sous la portée.
Le nombre de lignes supplémentaires n'est théoriquement pas limité. Pratiquement, il est prudent de ne pas dépasser quatre lignes,
l’œil n'arrivant plus, au-delà, à situer la note par rapport à la portée.
IV - Identification des sons ; Fixation des hauteurs Le nom des notes
La musique de l'Europe occidentale s'est développée à partir d'une échelle à sept sons ou échelle heptatonique (du grec "hepta tanos")
Les premiers théoriciens désignèrent ces sons, classés par ordre croissant de hauteur, par les sept premières lettre de l'alphabet latin : A B C D E F G.
Sous l'impulsion du théoricien italien Guildo d'Arezzo (XIe siècle), ces lettres furent remplacées par les syllabes UT (auquel on
substitua, au XVIIe siècle DO, plus facile à chanter) RÉ, MI, FA, SOL, LA. Le SI arriva plus tardivement.
Le système fut bientôt adopté par les pays latins, alors que l'Allemagne et l'Angleterre restaient fidèles à la notation alphabétique.
La correspondance entre les deux notations est la suivante :
L'intervalle d'octave, sa conséquence
En continuant l'échelle heptatonique au-delà du SI, on trouve un nouveau son dont le rapport de consonance avec l'UT initial est si
parfait, qu'il semble être sa reproduction exacte, quoique dans un registre plus aigu ; on lui a donc donné le même nom : UT (ou DO).
Ce rapport particulier entre deux sons semblables mais non identiques s'appelle l'intervalle d'octave (du latin "octo" : huit) ; huit
notes séparent en effet les deux sons (en comptant la note de départ et celle d'arrivée).
A partir de ce nouveau DO, on peut donc construire une nouvelle série heptatonique, semblable à la précédente : DO, RÉ, MI, FA, SOL,
LA, SI ; DO, RE, MI, FA, SOL, LA, SI... et ainsi de suite. De sorte qu'en se reproduisant périodiquement toutes les sept notes, grâce à
l'intervalle d'octave, la série heptatonique peut couvrir toute l’échelle musicale de l'extrême grave à l’extrême aigu.
Les clefs
Pour identifier le nom des notes sur la portée et fixer leur hauteur dans l'échelle général des sons, on utilise, un signe graphique
appelé clef, que l'on place au début de la portée.
Il y a trois figures de clef :
• la clef d'UT :
• la clef de SOL :
• la clef de FA :
La clef se place sur l'une des lignes de la portée pour fixer non seulement le nom des notes qui viennent s'y inscrire, mais aussi leur
hauteur.
Ainsi, la clef d'UT placée sur la première ligne
indique :
1) que toutes les notes qui seront sur cette ligne seront des DO (ou UT)
2) que ce DO est très précisément le DO médium : celui qui se trouve à peu près au centre d'un clavier de piano.
Une fois identifiée une note sur une ligne, les autres se placent par référence à celle-là :
La clef d'UT
Il y a quatre positions possible pour la clef d'UT :
Notons bien que le DO indiqué par la clef d'UT est toujours le DO médium, quelle que soit la position de la clef sur la portée.
La clef de SOL
Elle se place sur la deuxième ligne et indique le SOL situé cinq notes au-dessus du DO médium précédent. Il n'y a qu'une seule position
pour la clef de SOL.
La clef de FA
La clef de FA usuelle se place sur la quatrième ligne et indique le FA situé cinq notes au-dessous du DO médium.
Il y a deux positions pour la clef de FA, mais la clef de FA 3ème ligne est aujourd'hui tombée en désuétude.
La clef de SOL et la clef de FA sont, de loin, les plus usuelles (surtout la clef de SOL).
La clef de SOL ouvre le domaine des aigus et extrêmes aigus.
La clef de FA ouvre le domaine des graves et extrêmes graves.
Elles sont employées simultanément pour les instruments à clavier et à cordes pincées à tessiture très étendue, requérant l'emploi de
deux mains (clavecin, harpe, orgue, piano).
Les clefs d'UT sont réservées au registre médium, et seules les clefs d'UT 3e ligne et 4e ligne sont actuellement utilisées : l'UT 3e ligne
pour l'alto (conjointement avec la clef de SOL) ; l'UT 4e ligne pour le basson, le trombone, le violoncelle et la contrebasse
(conjointement avec les clefs de FA et de SOL).
La notation de certains instruments à tessiture très étendue (piano, harpe), dépasse largement le cadre de la portée et requiert
l'utilisation de lignes supplémentaire, en clef de SOL ou en clef de FA. Pour éviter leur prolifération, qui peut poser des problèmes de
lecture (cf. chap III - Les lignes supplémentaires) on utilise les signes 8
et 8
, suivis d'un trait en
pointillé plus ou moins long.
Ces signes se placent au-dessus des notes aiguës ou au dessous des notes graves et signifient que, jusqu'à l'interruption du pointillé,
les notes doivent être transposées à l'octave aiguë ou l'octave grave :
Le retour à la lecture normale est parfois précisé par le mot loco (terme italien signifiant "lieu", c'est à dire "hauteur" sous-entendue
normale).
V - Les silences
Les silences sont des signes indiquant une interruption momentanée du son.
Il y a sept figures de silences correspondant à une interruption plus ou moins longue du son. Ce sont, par ordre décroissant :
Valeur relatives des figures de silences
Les figures de silences étant disposées comme précédemment, la pause représente la durée la plus longue, et chaque figure vaut, en
durée, le double de celle qui la suit, ce qui résume le tableau suivant :
Il résulte de ce tableau qu'une pause, qui vaut deux demi-pauses, vaut aussi 4 soupirs, 8 demi-soupirs, 16 quart de soupirs...
On voit qu'il y a autant de silence que de figures de notes ; en outre, les rapports de durée des silences étant les même que ceux des
notes, chaque figure de silence correspond donc, en durée, à une figure de note.
Correspondance entre figure de note et figure de silence
Nous approchons de la fin de cette première partie sur l'apprentissage du piano de A à Z, avec ce que vous aurez appris aujourd'hui,
vous aurez les bases pour lire et comprendre une partition. Mais vous aurez besoin de bien plus de connaissances et de pratiques
pour apprendre la théorie de la musique, c'est donc pourquoi je vais vous présenter deux livres, un ouvrage sur la théorie de la
musique et un livre vous permettant de vous exercer et de vous améliorer dans le solfège.
Claude Abromont, Guide de la théorie de la musique, 2001.
Quand on parle de la théorie musicale, on ne peut que faire référence à cet ouvrage magistral. Vous y retrouverez les mêmes éléments
que vous avez rencontrés dans cette rédaction que vous avez devant les yeux, mais développés et étendus, avec bien évidement la
théorie musicale expliquer dans tout ses recoins. Voilà une véritable somme, pas indigeste pour un son (on aurait pu le craindre,
compte tenu des quelque 600 pages du livre) et dans lequel vous vous repérerez aisément.
Néanmoins, cette bible de la théorie musicale ne vous sera profitable que si vous êtes déjà familiarisé avec le langage musical. Vous y
dénicherez alors beaucoup d'informations utiles et voyagerez dans la théorie musicale comme un pro !
Il existe chez le même éditeur un Abrégé de cette théorie, associé à un CD-Rom interactif, dont le volume 1 étudie les bases essentielles
de la théorie. Si la version intégrale (exemplaire dans sa conception et sa réalisation) est à mettre dans les mains de musicien quelque
peu expérimenté, l'Abrégé sera le livre de chevet idéal pour tout les autres.
Jean-Clément Jollet, Musicalement vôtre.
Vous connaissez bien les différents paramètres musicaux pour les avoir rabâchés au fil de cet ouvrage (ci-dessus), mais vous
souhaiteriez aller plus loin en vous confrontant à d'autres partitions. Ces ouvrages (c'est une série de huit volumes progressifs) sont
des solfèges à proprement parler : ils font travailler simultanément la lecture des notes (gymnastique indispensable) et l'application rythmique dans une progression calquée sur l'utilité réelle dans la musique. Ici, pas de rythme invraisemblable, pas d'enchainement improbable. Chaque nouveauté est renvoyé à de véritables extraits musicaux afin d'en signifier l'intérêt. Sur la page de gauche, des exercices et sur la page de droite, l'application musicale. Que demander de plus !
Même s'ils sont pensés pour un cursus spécifique aux écoles de musique et aux conservatoires, ces livres sont tout à fait adaptés au
travail des adolescents ou adultes. Préférez les volumes 1 à 4 qui abordent l'apprentissage des principaux enchainement rythmiques
susceptibles de vous intéresser. A chaque volume est associé un volume d'accompagnements pour les pianistes aguerris.
Sous la même signature et chez le même éditeur existent plusieurs dizaines d'ouvrages en rapport avec la formation musicale ou
l'harmonisation au piano.
Vous voilà fin près avec tout ce que vous aurez vu et découvert aujourd'hui, à passer à la pratique et l'apprentissage du piano dans
cette seconde partie (arrive prochainement) sur les ressources à utiliser sur internets, le matériel à acheter et les ouvrages à vous
procurer.
Sur ce, c'était FCK GTP, on se retrouve très prochainement pour la suite de cette apprentissage. PEACE.
Bonjour à tous, On se retrouve pour mon tout nouveau sujet sur le forum et mon premier en tant que membre GTP ! Soyez donc indulgent avec moi, je
suis preneur de toutes critiques pour m'améliorer les prochaines fois.
Nous allons voir aujourd'hui comment débuter l'apprentissage seul d'un instrument musicale, le piano plus précisément.
Introduction
Le solfège vous rappelles les bons vieux souvenir du collège avec Mr. Dupont essayant tant bien que mal de vous apprendre la flute à bec pendant que vous faisiez les fous avec vos camarades de classe, pour au final, n'avoir jamais rien compris à ses cours. Nous allons voir aujourd'hui qu'avec de l'envie, une bonne explication et les bonnes ressources pour l'apprentissage, vous allez connaître les bases du solfège et bien plus encore, qui vous sera utile pour la compréhension de partitions, et plus tard avec la connaissance des accords, la composition de votre propre musique !
Je vais essayer par ce sujet, de vous apprendre les bases et vous donner l'envie de continuer et d'apprendre un instrument de musique, je suis moi-même passer par là avant et c'est bien pour ça que je souhaite vous l'apprendre à vous aussi.
I - Signes employés pour écrire la musique
Un son musical possède quatre caractéristiques : sa hauteur, sa durée, son intensité et son timbre.
Les premières tentatives d'écriture musicale visèrent avant tout à suggérer d'abord la hauteur, puis simultanément, la hauteur et la durée du son, avec une précision accrue au fil des siècles.
Les indications d'intensité furent plus tardives ; on n'en connait pas d'antérieures à 1500. Quant au timbre, il fut indiqué dès l'instant
où l'on spécifia l'instrumentation.
Actuellement c'est au moyen de la portée et des notes que sont codifiés les durées et hauteurs.
La portée
La portée est la réunion de cinq lignes horizontales, parallèles et équidistantes.
Il est convenu de compter les lignes de bas en haut.
L'espace compris entre les lignes se nomme interligne. Les interlignes se comptent également de bas en haut.
La portée se compose donc de cinq lignes et de quatre interlignes.
C'est sur la portée que se placent les notes et autres signes servant à écrire la musique.
II - Les notes
Les notes sont des figures de forme arrondie, pleine ou évidées, pourvues ou non, d'une hampe (ou queue). Exemple :
... Ces formes, selon leurs variantes, expriment des durées différentes.
D'autre part, selon leurs différentes positions sur la portée, les notes exprimes aussi des hauteurs de son différentes.
Les figures de notes
Il y a sept figures de notes qui sont :
Lorsque plusieurs croches, double croches, triples croches ou quadruples croches se suivent, il est d'usage, dans la musique instrumentale, de remplacer les crochets par des barres unissant les hampes de ces notes, il y a autant de barre qu'il y a de crochets.
Valeur relative des figures de notes
Les figures de notes étaient disposées, dans un tableau précédent, du haut vers le bas, en ordre de durées décroissantes. La ronde
étant la valeur la plus longue, chaque figure de note vaut, par convention, la double de celle qui la suit.
C'est ainsi que la ronde vaut deux blanche, la blanche vaut deux noires, la noire vaut deux croches... ce qu'exprime le tableau suivant :
Autrement dit, la relation entre ces différentes figures de notes est celle d'une progression géométrique de raison 2, soit 1, 2, 4, 8, 16,
32, 64. Inversement, chaque figure de note vaut la moitié de celle qui la précède ; sa durée s'exprime aussi par une fraction : Blanche = 1/2
ronde, noire = 1/2 blanche, croche = 1/2 noire...
La progression géométrique affecte alors le dénominateur de fractions. Donc, par rapport à la ronde : Blanche = 1/2 ; noire = 1/4 ;
croche = 1/8... quadruple croche = 1/64.
III - Position des notes sur la portée
Les notes, quelles que soient leur figures, se placent sur la portée de la manière suivante : Sur les lignes
Dans les interlignes
On place également une note sous la première ligne, et une au-dessus de la cinquième ligne :
En plaçant les notes sur la portée de manière à remplir chaque ligne et chaque interligne, on obtient une succession ascendante (pour l’œil), exprimant (pour l'oreille) des sons allant du grave vers l'aigu.
Les lignes supplémentaires
On peut étendre cette série vers le grave et vers l'aigu au moyen de petite lignes nommés : lignes supplémentaires. Les notes se placent
sur ces lignes ; elles se placent aussi au-dessus de ces lignes, lorsqu'elles sont au dessus de la portée, au dessous, lorsqu'elles
sont sous la portée.
Le nombre de lignes supplémentaires n'est théoriquement pas limité. Pratiquement, il est prudent de ne pas dépasser quatre lignes,
l’œil n'arrivant plus, au-delà, à situer la note par rapport à la portée.
IV - Identification des sons ; Fixation des hauteurs Le nom des notes
La musique de l'Europe occidentale s'est développée à partir d'une échelle à sept sons ou échelle heptatonique (du grec "hepta tanos")
Les premiers théoriciens désignèrent ces sons, classés par ordre croissant de hauteur, par les sept premières lettre de l'alphabet latin : A B C D E F G.
Sous l'impulsion du théoricien italien Guildo d'Arezzo (XIe siècle), ces lettres furent remplacées par les syllabes UT (auquel on
substitua, au XVIIe siècle DO, plus facile à chanter) RÉ, MI, FA, SOL, LA. Le SI arriva plus tardivement.
Le système fut bientôt adopté par les pays latins, alors que l'Allemagne et l'Angleterre restaient fidèles à la notation alphabétique.
La correspondance entre les deux notations est la suivante :
L'intervalle d'octave, sa conséquence
En continuant l'échelle heptatonique au-delà du SI, on trouve un nouveau son dont le rapport de consonance avec l'UT initial est si
parfait, qu'il semble être sa reproduction exacte, quoique dans un registre plus aigu ; on lui a donc donné le même nom : UT (ou DO).
Ce rapport particulier entre deux sons semblables mais non identiques s'appelle l'intervalle d'octave (du latin "octo" : huit) ; huit
notes séparent en effet les deux sons (en comptant la note de départ et celle d'arrivée).
A partir de ce nouveau DO, on peut donc construire une nouvelle série heptatonique, semblable à la précédente : DO, RÉ, MI, FA, SOL,
LA, SI ; DO, RE, MI, FA, SOL, LA, SI... et ainsi de suite. De sorte qu'en se reproduisant périodiquement toutes les sept notes, grâce à
l'intervalle d'octave, la série heptatonique peut couvrir toute l’échelle musicale de l'extrême grave à l’extrême aigu.
Les clefs
Pour identifier le nom des notes sur la portée et fixer leur hauteur dans l'échelle général des sons, on utilise, un signe graphique
appelé clef, que l'on place au début de la portée.
Il y a trois figures de clef :
• la clef d'UT :
• la clef de SOL :
• la clef de FA :
La clef se place sur l'une des lignes de la portée pour fixer non seulement le nom des notes qui viennent s'y inscrire, mais aussi leur
hauteur.
Ainsi, la clef d'UT placée sur la première ligne
indique :
1) que toutes les notes qui seront sur cette ligne seront des DO (ou UT)
2) que ce DO est très précisément le DO médium : celui qui se trouve à peu près au centre d'un clavier de piano.
Une fois identifiée une note sur une ligne, les autres se placent par référence à celle-là :
La clef d'UT
Il y a quatre positions possible pour la clef d'UT :
Notons bien que le DO indiqué par la clef d'UT est toujours le DO médium, quelle que soit la position de la clef sur la portée.
La clef de SOL
Elle se place sur la deuxième ligne et indique le SOL situé cinq notes au-dessus du DO médium précédent. Il n'y a qu'une seule position
pour la clef de SOL.
La clef de FA
La clef de FA usuelle se place sur la quatrième ligne et indique le FA situé cinq notes au-dessous du DO médium.
Il y a deux positions pour la clef de FA, mais la clef de FA 3ème ligne est aujourd'hui tombée en désuétude.
La clef de SOL et la clef de FA sont, de loin, les plus usuelles (surtout la clef de SOL).
La clef de SOL ouvre le domaine des aigus et extrêmes aigus.
La clef de FA ouvre le domaine des graves et extrêmes graves.
Elles sont employées simultanément pour les instruments à clavier et à cordes pincées à tessiture très étendue, requérant l'emploi de
deux mains (clavecin, harpe, orgue, piano).
Les clefs d'UT sont réservées au registre médium, et seules les clefs d'UT 3e ligne et 4e ligne sont actuellement utilisées : l'UT 3e ligne
pour l'alto (conjointement avec la clef de SOL) ; l'UT 4e ligne pour le basson, le trombone, le violoncelle et la contrebasse
(conjointement avec les clefs de FA et de SOL).
La notation de certains instruments à tessiture très étendue (piano, harpe), dépasse largement le cadre de la portée et requiert
l'utilisation de lignes supplémentaire, en clef de SOL ou en clef de FA. Pour éviter leur prolifération, qui peut poser des problèmes de
lecture (cf. chap III - Les lignes supplémentaires) on utilise les signes 8
et 8
, suivis d'un trait en
pointillé plus ou moins long.
Ces signes se placent au-dessus des notes aiguës ou au dessous des notes graves et signifient que, jusqu'à l'interruption du pointillé,
les notes doivent être transposées à l'octave aiguë ou l'octave grave :
Le retour à la lecture normale est parfois précisé par le mot loco (terme italien signifiant "lieu", c'est à dire "hauteur" sous-entendue
normale).
V - Les silences
Les silences sont des signes indiquant une interruption momentanée du son.
Il y a sept figures de silences correspondant à une interruption plus ou moins longue du son. Ce sont, par ordre décroissant :
Valeur relatives des figures de silences
Les figures de silences étant disposées comme précédemment, la pause représente la durée la plus longue, et chaque figure vaut, en
durée, le double de celle qui la suit, ce qui résume le tableau suivant :
Il résulte de ce tableau qu'une pause, qui vaut deux demi-pauses, vaut aussi 4 soupirs, 8 demi-soupirs, 16 quart de soupirs...
On voit qu'il y a autant de silence que de figures de notes ; en outre, les rapports de durée des silences étant les même que ceux des
notes, chaque figure de silence correspond donc, en durée, à une figure de note.
Correspondance entre figure de note et figure de silence
Nous approchons de la fin de cette première partie sur l'apprentissage du piano de A à Z, avec ce que vous aurez appris aujourd'hui,
vous aurez les bases pour lire et comprendre une partition. Mais vous aurez besoin de bien plus de connaissances et de pratiques
pour apprendre la théorie de la musique, c'est donc pourquoi je vais vous présenter deux livres, un ouvrage sur la théorie de la
musique et un livre vous permettant de vous exercer et de vous améliorer dans le solfège.
Claude Abromont, Guide de la théorie de la musique, 2001.
Quand on parle de la théorie musicale, on ne peut que faire référence à cet ouvrage magistral. Vous y retrouverez les mêmes éléments
que vous avez rencontrés dans cette rédaction que vous avez devant les yeux, mais développés et étendus, avec bien évidement la
théorie musicale expliquer dans tout ses recoins. Voilà une véritable somme, pas indigeste pour un son (on aurait pu le craindre,
compte tenu des quelque 600 pages du livre) et dans lequel vous vous repérerez aisément.
Néanmoins, cette bible de la théorie musicale ne vous sera profitable que si vous êtes déjà familiarisé avec le langage musical. Vous y
dénicherez alors beaucoup d'informations utiles et voyagerez dans la théorie musicale comme un pro !
Il existe chez le même éditeur un Abrégé de cette théorie, associé à un CD-Rom interactif, dont le volume 1 étudie les bases essentielles
de la théorie. Si la version intégrale (exemplaire dans sa conception et sa réalisation) est à mettre dans les mains de musicien quelque
peu expérimenté, l'Abrégé sera le livre de chevet idéal pour tout les autres.
Jean-Clément Jollet, Musicalement vôtre.
Vous connaissez bien les différents paramètres musicaux pour les avoir rabâchés au fil de cet ouvrage (ci-dessus), mais vous
souhaiteriez aller plus loin en vous confrontant à d'autres partitions. Ces ouvrages (c'est une série de huit volumes progressifs) sont
des solfèges à proprement parler : ils font travailler simultanément la lecture des notes (gymnastique indispensable) et l'application rythmique dans une progression calquée sur l'utilité réelle dans la musique. Ici, pas de rythme invraisemblable, pas d'enchainement improbable. Chaque nouveauté est renvoyé à de véritables extraits musicaux afin d'en signifier l'intérêt. Sur la page de gauche, des exercices et sur la page de droite, l'application musicale. Que demander de plus !
Même s'ils sont pensés pour un cursus spécifique aux écoles de musique et aux conservatoires, ces livres sont tout à fait adaptés au
travail des adolescents ou adultes. Préférez les volumes 1 à 4 qui abordent l'apprentissage des principaux enchainement rythmiques
susceptibles de vous intéresser. A chaque volume est associé un volume d'accompagnements pour les pianistes aguerris.
Sous la même signature et chez le même éditeur existent plusieurs dizaines d'ouvrages en rapport avec la formation musicale ou
l'harmonisation au piano.
Vous voilà fin près avec tout ce que vous aurez vu et découvert aujourd'hui, à passer à la pratique et l'apprentissage du piano dans
cette seconde partie (arrive prochainement) sur les ressources à utiliser sur internets, le matériel à acheter et les ouvrages à vous
procurer.
Sur ce, c'était FCK GTP, on se retrouve très prochainement pour la suite de cette apprentissage. PEACE.
Bonjour à tous, On se retrouve pour mon tout nouveau sujet sur le forum et mon premier en tant que membre GTP ! Soyez donc indulgent avec moi, je
suis preneur de toutes critiques pour m'améliorer les prochaines fois.
Nous allons voir aujourd'hui comment débuter l'apprentissage seul d'un instrument musicale, le piano plus précisément.
Introduction
Le solfège vous rappelles les bons vieux souvenir du collège avec Mr. Dupont essayant tant bien que mal de vous apprendre la flute à bec pendant que vous faisiez les fous avec vos camarades de classe, pour au final, n'avoir jamais rien compris à ses cours. Nous allons voir aujourd'hui qu'avec de l'envie, une bonne explication et les bonnes ressources pour l'apprentissage, vous allez connaître les bases du solfège et bien plus encore, qui vous sera utile pour la compréhension de partitions, et plus tard avec la connaissance des accords, la composition de votre propre musique !
Je vais essayer par ce sujet, de vous apprendre les bases et vous donner l'envie de continuer et d'apprendre un instrument de musique, je suis moi-même passer par là avant et c'est bien pour ça que je souhaite vous l'apprendre à vous aussi.
I - Signes employés pour écrire la musique
Un son musical possède quatre caractéristiques : sa hauteur, sa durée, son intensité et son timbre.
Les premières tentatives d'écriture musicale visèrent avant tout à suggérer d'abord la hauteur, puis simultanément, la hauteur et la durée du son, avec une précision accrue au fil des siècles.
Les indications d'intensité furent plus tardives ; on n'en connait pas d'antérieures à 1500. Quant au timbre, il fut indiqué dès l'instant
où l'on spécifia l'instrumentation.
Actuellement c'est au moyen de la portée et des notes que sont codifiés les durées et hauteurs.
La portée
La portée est la réunion de cinq lignes horizontales, parallèles et équidistantes.
Il est convenu de compter les lignes de bas en haut.
L'espace compris entre les lignes se nomme interligne. Les interlignes se comptent également de bas en haut.
La portée se compose donc de cinq lignes et de quatre interlignes.
C'est sur la portée que se placent les notes et autres signes servant à écrire la musique.
II - Les notes
Les notes sont des figures de forme arrondie, pleine ou évidées, pourvues ou non, d'une hampe (ou queue). Exemple :
... Ces formes, selon leurs variantes, expriment des durées différentes.
D'autre part, selon leurs différentes positions sur la portée, les notes exprimes aussi des hauteurs de son différentes.
Les figures de notes
Il y a sept figures de notes qui sont :
Lorsque plusieurs croches, double croches, triples croches ou quadruples croches se suivent, il est d'usage, dans la musique instrumentale, de remplacer les crochets par des barres unissant les hampes de ces notes, il y a autant de barre qu'il y a de crochets.
Valeur relative des figures de notes
Les figures de notes étaient disposées, dans un tableau précédent, du haut vers le bas, en ordre de durées décroissantes. La ronde
étant la valeur la plus longue, chaque figure de note vaut, par convention, la double de celle qui la suit.
C'est ainsi que la ronde vaut deux blanche, la blanche vaut deux noires, la noire vaut deux croches... ce qu'exprime le tableau suivant :
Autrement dit, la relation entre ces différentes figures de notes est celle d'une progression géométrique de raison 2, soit 1, 2, 4, 8, 16,
32, 64. Inversement, chaque figure de note vaut la moitié de celle qui la précède ; sa durée s'exprime aussi par une fraction : Blanche = 1/2
ronde, noire = 1/2 blanche, croche = 1/2 noire...
La progression géométrique affecte alors le dénominateur de fractions. Donc, par rapport à la ronde : Blanche = 1/2 ; noire = 1/4 ;
croche = 1/8... quadruple croche = 1/64.
III - Position des notes sur la portée
Les notes, quelles que soient leur figures, se placent sur la portée de la manière suivante : Sur les lignes
Dans les interlignes
On place également une note sous la première ligne, et une au-dessus de la cinquième ligne :
En plaçant les notes sur la portée de manière à remplir chaque ligne et chaque interligne, on obtient une succession ascendante (pour l’œil), exprimant (pour l'oreille) des sons allant du grave vers l'aigu.
Les lignes supplémentaires
On peut étendre cette série vers le grave et vers l'aigu au moyen de petite lignes nommés : lignes supplémentaires. Les notes se placent
sur ces lignes ; elles se placent aussi au-dessus de ces lignes, lorsqu'elles sont au dessus de la portée, au dessous, lorsqu'elles
sont sous la portée.
Le nombre de lignes supplémentaires n'est théoriquement pas limité. Pratiquement, il est prudent de ne pas dépasser quatre lignes,
l’œil n'arrivant plus, au-delà, à situer la note par rapport à la portée.
IV - Identification des sons ; Fixation des hauteurs Le nom des notes
La musique de l'Europe occidentale s'est développée à partir d'une échelle à sept sons ou échelle heptatonique (du grec "hepta tanos")
Les premiers théoriciens désignèrent ces sons, classés par ordre croissant de hauteur, par les sept premières lettre de l'alphabet latin : A B C D E F G.
Sous l'impulsion du théoricien italien Guildo d'Arezzo (XIe siècle), ces lettres furent remplacées par les syllabes UT (auquel on
substitua, au XVIIe siècle DO, plus facile à chanter) RÉ, MI, FA, SOL, LA. Le SI arriva plus tardivement.
Le système fut bientôt adopté par les pays latins, alors que l'Allemagne et l'Angleterre restaient fidèles à la notation alphabétique.
La correspondance entre les deux notations est la suivante :
L'intervalle d'octave, sa conséquence
En continuant l'échelle heptatonique au-delà du SI, on trouve un nouveau son dont le rapport de consonance avec l'UT initial est si
parfait, qu'il semble être sa reproduction exacte, quoique dans un registre plus aigu ; on lui a donc donné le même nom : UT (ou DO).
Ce rapport particulier entre deux sons semblables mais non identiques s'appelle l'intervalle d'octave (du latin "octo" : huit) ; huit
notes séparent en effet les deux sons (en comptant la note de départ et celle d'arrivée).
A partir de ce nouveau DO, on peut donc construire une nouvelle série heptatonique, semblable à la précédente : DO, RÉ, MI, FA, SOL,
LA, SI ; DO, RE, MI, FA, SOL, LA, SI... et ainsi de suite. De sorte qu'en se reproduisant périodiquement toutes les sept notes, grâce à
l'intervalle d'octave, la série heptatonique peut couvrir toute l’échelle musicale de l'extrême grave à l’extrême aigu.
Les clefs
Pour identifier le nom des notes sur la portée et fixer leur hauteur dans l'échelle général des sons, on utilise, un signe graphique
appelé clef, que l'on place au début de la portée.
Il y a trois figures de clef :
• la clef d'UT :
• la clef de SOL :
• la clef de FA :
La clef se place sur l'une des lignes de la portée pour fixer non seulement le nom des notes qui viennent s'y inscrire, mais aussi leur
hauteur.
Ainsi, la clef d'UT placée sur la première ligne
indique :
1) que toutes les notes qui seront sur cette ligne seront des DO (ou UT)
2) que ce DO est très précisément le DO médium : celui qui se trouve à peu près au centre d'un clavier de piano.
Une fois identifiée une note sur une ligne, les autres se placent par référence à celle-là :
La clef d'UT
Il y a quatre positions possible pour la clef d'UT :
Notons bien que le DO indiqué par la clef d'UT est toujours le DO médium, quelle que soit la position de la clef sur la portée.
La clef de SOL
Elle se place sur la deuxième ligne et indique le SOL situé cinq notes au-dessus du DO médium précédent. Il n'y a qu'une seule position
pour la clef de SOL.
La clef de FA
La clef de FA usuelle se place sur la quatrième ligne et indique le FA situé cinq notes au-dessous du DO médium.
Il y a deux positions pour la clef de FA, mais la clef de FA 3ème ligne est aujourd'hui tombée en désuétude.
La clef de SOL et la clef de FA sont, de loin, les plus usuelles (surtout la clef de SOL).
La clef de SOL ouvre le domaine des aigus et extrêmes aigus.
La clef de FA ouvre le domaine des graves et extrêmes graves.
Elles sont employées simultanément pour les instruments à clavier et à cordes pincées à tessiture très étendue, requérant l'emploi de
deux mains (clavecin, harpe, orgue, piano).
Les clefs d'UT sont réservées au registre médium, et seules les clefs d'UT 3e ligne et 4e ligne sont actuellement utilisées : l'UT 3e ligne
pour l'alto (conjointement avec la clef de SOL) ; l'UT 4e ligne pour le basson, le trombone, le violoncelle et la contrebasse
(conjointement avec les clefs de FA et de SOL).
La notation de certains instruments à tessiture très étendue (piano, harpe), dépasse largement le cadre de la portée et requiert
l'utilisation de lignes supplémentaire, en clef de SOL ou en clef de FA. Pour éviter leur prolifération, qui peut poser des problèmes de
lecture (cf. chap III - Les lignes supplémentaires) on utilise les signes 8
et 8
, suivis d'un trait en
pointillé plus ou moins long.
Ces signes se placent au-dessus des notes aiguës ou au dessous des notes graves et signifient que, jusqu'à l'interruption du pointillé,
les notes doivent être transposées à l'octave aiguë ou l'octave grave :
Le retour à la lecture normale est parfois précisé par le mot loco (terme italien signifiant "lieu", c'est à dire "hauteur" sous-entendue
normale).
V - Les silences
Les silences sont des signes indiquant une interruption momentanée du son.
Il y a sept figures de silences correspondant à une interruption plus ou moins longue du son. Ce sont, par ordre décroissant :
Valeur relatives des figures de silences
Les figures de silences étant disposées comme précédemment, la pause représente la durée la plus longue, et chaque figure vaut, en
durée, le double de celle qui la suit, ce qui résume le tableau suivant :
Il résulte de ce tableau qu'une pause, qui vaut deux demi-pauses, vaut aussi 4 soupirs, 8 demi-soupirs, 16 quart de soupirs...
On voit qu'il y a autant de silence que de figures de notes ; en outre, les rapports de durée des silences étant les même que ceux des
notes, chaque figure de silence correspond donc, en durée, à une figure de note.
Correspondance entre figure de note et figure de silence
Nous approchons de la fin de cette première partie sur l'apprentissage du piano de A à Z, avec ce que vous aurez appris aujourd'hui,
vous aurez les bases pour lire et comprendre une partition. Mais vous aurez besoin de bien plus de connaissances et de pratiques
pour apprendre la théorie de la musique, c'est donc pourquoi je vais vous présenter deux livres, un ouvrage sur la théorie de la
musique et un livre vous permettant de vous exercer et de vous améliorer dans le solfège.
Claude Abromont, Guide de la théorie de la musique, 2001.
Quand on parle de la théorie musicale, on ne peut que faire référence à cet ouvrage magistral. Vous y retrouverez les mêmes éléments
que vous avez rencontrés dans cette rédaction que vous avez devant les yeux, mais développés et étendus, avec bien évidement la
théorie musicale expliquer dans tout ses recoins. Voilà une véritable somme, pas indigeste pour un son (on aurait pu le craindre,
compte tenu des quelque 600 pages du livre) et dans lequel vous vous repérerez aisément.
Néanmoins, cette bible de la théorie musicale ne vous sera profitable que si vous êtes déjà familiarisé avec le langage musical. Vous y
dénicherez alors beaucoup d'informations utiles et voyagerez dans la théorie musicale comme un pro !
Il existe chez le même éditeur un Abrégé de cette théorie, associé à un CD-Rom interactif, dont le volume 1 étudie les bases essentielles
de la théorie. Si la version intégrale (exemplaire dans sa conception et sa réalisation) est à mettre dans les mains de musicien quelque
peu expérimenté, l'Abrégé sera le livre de chevet idéal pour tout les autres.
Jean-Clément Jollet, Musicalement vôtre.
Vous connaissez bien les différents paramètres musicaux pour les avoir rabâchés au fil de cet ouvrage (ci-dessus), mais vous
souhaiteriez aller plus loin en vous confrontant à d'autres partitions. Ces ouvrages (c'est une série de huit volumes progressifs) sont
des solfèges à proprement parler : ils font travailler simultanément la lecture des notes (gymnastique indispensable) et l'application rythmique dans une progression calquée sur l'utilité réelle dans la musique. Ici, pas de rythme invraisemblable, pas d'enchainement improbable. Chaque nouveauté est renvoyé à de véritables extraits musicaux afin d'en signifier l'intérêt. Sur la page de gauche, des exercices et sur la page de droite, l'application musicale. Que demander de plus !
Même s'ils sont pensés pour un cursus spécifique aux écoles de musique et aux conservatoires, ces livres sont tout à fait adaptés au
travail des adolescents ou adultes. Préférez les volumes 1 à 4 qui abordent l'apprentissage des principaux enchainement rythmiques
susceptibles de vous intéresser. A chaque volume est associé un volume d'accompagnements pour les pianistes aguerris.
Sous la même signature et chez le même éditeur existent plusieurs dizaines d'ouvrages en rapport avec la formation musicale ou
l'harmonisation au piano.
Vous voilà fin près avec tout ce que vous aurez vu et découvert aujourd'hui, à passer à la pratique et l'apprentissage du piano dans
cette seconde partie (arrive prochainement) sur les ressources à utiliser sur internets, le matériel à acheter et les ouvrages à vous
procurer.
Sur ce, c'était FCK GTP, on se retrouve très prochainement pour la suite de cette apprentissage. PEACE.
Cette partie est valable pour tout, mise à par que la guitare ce sont des tablatures et non des partitions, mais si ça intéresse j'y travaillerai dessus
Bonjour à tous, On se retrouve pour mon tout nouveau sujet sur le forum et mon premier en tant que membre GTP ! Soyez donc indulgent avec moi, je
suis preneur de toutes critiques pour m'améliorer les prochaines fois.
Nous allons voir aujourd'hui comment débuter l'apprentissage seul d'un instrument musicale, le piano plus précisément.
Introduction
Le solfège vous rappelles les bons vieux souvenir du collège avec Mr. Dupont essayant tant bien que mal de vous apprendre la flute à bec pendant que vous faisiez les fous avec vos camarades de classe, pour au final, n'avoir jamais rien compris à ses cours. Nous allons
voir aujourd'hui qu'avec de l'envie, une bonne explication et les bonnes ressources pour l'apprentissage, vous allez connaître les bases du solfège et bien plus encore, qui vous sera utile pour la compréhension de partitions, et plus tard avec la connaissance des accords,
la composition de votre propre musique !
Je vais essayer par ce sujet, de vous apprendre les bases et vous donner l'envie de continuer et d'apprendre un instrument de musique,
je suis moi-même passer par là avant et c'est bien pour ça que je souhaite vous l'apprendre à vous aussi.
I - Signes employés pour écrire la musique
Un son musical possède quatre caractéristiques : sa hauteur, sa durée, son intensité et son timbre.
Les premières tentatives d'écriture musicale visèrent avant tout à suggérer d'abord la hauteur, puis simultanément, la hauteur et la durée du son, avec une précision accrue au fil des siècles.
Les indications d'intensité furent plus tardives ; on n'en connait pas d'antérieures à 1500. Quant au timbre, il fut indiqué dès l'instant
où l'on spécifia l'instrumentation.
Actuellement c'est au moyen de la portée et des notes que sont codifiés les durées et hauteurs.
La portée
La portée est la réunion de cinq lignes horizontales, parallèles et équidistantes.
Il est convenu de compter les lignes de bas en haut.
L'espace compris entre les lignes se nomme interligne. Les interlignes se comptent également de bas en haut.
La portée se compose donc de cinq lignes et de quatre interlignes.
C'est sur la portée que se placent les notes et autres signes servant à écrire la musique.
II - Les notes
Les notes sont des figures de forme arrondie, pleine ou évidées, pourvues ou non, d'une hampe (ou queue). Exemple :
... Ces formes, selon leurs variantes, expriment des durées différentes.
D'autre part, selon leurs différentes positions sur la portée, les notes exprimes aussi des hauteurs de son différentes.
Les figures de notes
Il y a sept figures de notes qui sont :
Lorsque plusieurs croches, double croches, triples croches ou quadruples croches se suivent, il est d'usage, dans la musique instrumentale, de remplacer les crochets par des barres unissant les hampes de ces notes, il y a autant de barre qu'il y a de crochets.
Valeur relative des figures de notes
Les figures de notes étaient disposées, dans un tableau précédent, du haut vers le bas, en ordre de durées décroissantes. La ronde
étant la valeur la plus longue, chaque figure de note vaut, par convention, la double de celle qui la suit.
C'est ainsi que la ronde vaut deux blanche, la blanche vaut deux noires, la noire vaut deux croches... ce qu'exprime le tableau suivant :
Autrement dit, la relation entre ces différentes figures de notes est celle d'une progression géométrique de raison 2, soit 1, 2, 4, 8, 16,
32, 64. Inversement, chaque figure de note vaut la moitié de celle qui la précède ; sa durée s'exprime aussi par une fraction : Blanche = 1/2
ronde, noire = 1/2 blanche, croche = 1/2 noire...
La progression géométrique affecte alors le dénominateur de fractions. Donc, par rapport à la ronde : Blanche = 1/2 ; noire = 1/4 ;
croche = 1/8... quadruple croche = 1/64.
III - Position des notes sur la portée
Les notes, quelles que soient leur figures, se placent sur la portée de la manière suivante : Sur les lignes
Dans les interlignes
On place également une note sous la première ligne, et une au-dessus de la cinquième ligne :
En plaçant les notes sur la portée de manière à remplir chaque ligne et chaque interligne, on obtient une succession ascendante (pour l’œil), exprimant (pour l'oreille) des sons allant du grave vers l'aigu.
Les lignes supplémentaires
On peut étendre cette série vers le grave et vers l'aigu au moyen de petite lignes nommés : lignes supplémentaires. Les notes se placent
sur ces lignes ; elles se placent aussi au-dessus de ces lignes, lorsqu'elles sont au dessus de la portée, au dessous, lorsqu'elles
sont sous la portée.
Le nombre de lignes supplémentaires n'est théoriquement pas limité. Pratiquement, il est prudent de ne pas dépasser quatre lignes,
l’œil n'arrivant plus, au-delà, à situer la note par rapport à la portée.
IV - Identification des sons ; Fixation des hauteurs Le nom des notes
La musique de l'Europe occidentale s'est développée à partir d'une échelle à sept sons ou échelle heptatonique (du grec "hepta tanos")
Les premiers théoriciens désignèrent ces sons, classés par ordre croissant de hauteur, par les sept premières lettre de l'alphabet latin : A B C D E F G.
Sous l'impulsion du théoricien italien Guildo d'Arezzo (XIe siècle), ces lettres furent remplacées par les syllabes UT (auquel on
substitua, au XVIIe siècle DO, plus facile à chanter) RÉ, MI, FA, SOL, LA. Le SI arriva plus tardivement.
Le système fut bientôt adopté par les pays latins, alors que l'Allemagne et l'Angleterre restaient fidèles à la notation alphabétique.
La correspondance entre les deux notations est la suivante :
L'intervalle d'octave, sa conséquence
En continuant l'échelle heptatonique au-delà du SI, on trouve un nouveau son dont le rapport de consonance avec l'UT initial est si
parfait, qu'il semble être sa reproduction exacte, quoique dans un registre plus aigu ; on lui a donc donné le même nom : UT (ou DO).
Ce rapport particulier entre deux sons semblables mais non identiques s'appelle l'intervalle d'octave (du latin "octo" : huit) ; huit
notes séparent en effet les deux sons (en comptant la note de départ et celle d'arrivée).
A partir de ce nouveau DO, on peut donc construire une nouvelle série heptatonique, semblable à la précédente : DO, RÉ, MI, FA, SOL,
LA, SI ; DO, RE, MI, FA, SOL, LA, SI... et ainsi de suite. De sorte qu'en se reproduisant périodiquement toutes les sept notes, grâce à
l'intervalle d'octave, la série heptatonique peut couvrir toute l’échelle musicale de l'extrême grave à l’extrême aigu.
Les clefs
Pour identifier le nom des notes sur la portée et fixer leur hauteur dans l'échelle général des sons, on utilise, un signe graphique
appelé clef, que l'on place au début de la portée.
Il y a trois figures de clef :
• la clef d'UT :
• la clef de SOL :
• la clef de FA :
La clef se place sur l'une des lignes de la portée pour fixer non seulement le nom des notes qui viennent s'y inscrire, mais aussi leur
hauteur.
Ainsi, la clef d'UT placée sur la première ligne
indique :
1) que toutes les notes qui seront sur cette ligne seront des DO (ou UT)
2) que ce DO est très précisément le DO médium : celui qui se trouve à peu près au centre d'un clavier de piano.
Une fois identifiée une note sur une ligne, les autres se placent par référence à celle-là :
La clef d'UT
Il y a quatre positions possible pour la clef d'UT :
Notons bien que le DO indiqué par la clef d'UT est toujours le DO médium, quelle que soit la position de la clef sur la portée.
La clef de SOL
Elle se place sur la deuxième ligne et indique le SOL situé cinq notes au-dessus du DO médium précédent. Il n'y a qu'une seule position
pour la clef de SOL.
La clef de FA
La clef de FA usuelle se place sur la quatrième ligne et indique le FA situé cinq notes au-dessous du DO médium.
Il y a deux positions pour la clef de FA, mais la clef de FA 3ème ligne est aujourd'hui tombée en désuétude.
La clef de SOL et la clef de FA sont, de loin, les plus usuelles (surtout la clef de SOL).
La clef de SOL ouvre le domaine des aigus et extrêmes aigus.
La clef de FA ouvre le domaine des graves et extrêmes graves.
Elles sont employées simultanément pour les instruments à clavier et à cordes pincées à tessiture très étendue, requérant l'emploi de
deux mains (clavecin, harpe, orgue, piano).
Les clefs d'UT sont réservées au registre médium, et seules les clefs d'UT 3e ligne et 4e ligne sont actuellement utilisées : l'UT 3e ligne
pour l'alto (conjointement avec la clef de SOL) ; l'UT 4e ligne pour le basson, le trombone, le violoncelle et la contrebasse
(conjointement avec les clefs de FA et de SOL).
La notation de certains instruments à tessiture très étendue (piano, harpe), dépasse largement le cadre de la portée et requiert
l'utilisation de lignes supplémentaire, en clef de SOL ou en clef de FA. Pour éviter leur prolifération, qui peut poser des problèmes de
lecture (cf. chap III - Les lignes supplémentaires) on utilise les signes 8
et 8
, suivis d'un trait en
pointillé plus ou moins long.
Ces signes se placent au-dessus des notes aiguës ou au dessous des notes graves et signifient que, jusqu'à l'interruption du pointillé,
les notes doivent être transposées à l'octave aiguë ou l'octave grave :
Le retour à la lecture normale est parfois précisé par le mot loco (terme italien signifiant "lieu", c'est à dire "hauteur" sous-entendue
normale).
V - Les silences
Les silences sont des signes indiquant une interruption momentanée du son.
Il y a sept figures de silences correspondant à une interruption plus ou moins longue du son. Ce sont, par ordre décroissant :
Valeur relatives des figures de silences
Les figures de silences étant disposées comme précédemment, la pause représente la durée la plus longue, et chaque figure vaut, en
durée, le double de celle qui la suit, ce qui résume le tableau suivant :
Il résulte de ce tableau qu'une pause, qui vaut deux demi-pauses, vaut aussi 4 soupirs, 8 demi-soupirs, 16 quart de soupirs...
On voit qu'il y a autant de silence que de figures de notes ; en outre, les rapports de durée des silences étant les même que ceux des
notes, chaque figure de silence correspond donc, en durée, à une figure de note.
Correspondance entre figure de note et figure de silence
Nous approchons de la fin de cette première partie sur l'apprentissage du piano de A à Z, avec ce que vous aurez appris aujourd'hui,
vous aurez les bases pour lire et comprendre une partition. Mais vous aurez besoin de bien plus de connaissances et de pratiques
pour apprendre la théorie de la musique, c'est donc pourquoi je vais vous présenter deux livres, un ouvrage sur la théorie de la
musique et un livre vous permettant de vous exercer et de vous améliorer dans le solfège.
Claude Abromont, Guide de la théorie de la musique, 2001.
Quand on parle de la théorie musicale, on ne peut que faire référence à cet ouvrage magistral. Vous y retrouverez les mêmes éléments
que vous avez rencontrés dans cette rédaction que vous avez devant les yeux, mais développés et étendus, avec bien évidement la
théorie musicale expliquer dans tout ses recoins. Voilà une véritable somme, pas indigeste pour un son (on aurait pu le craindre,
compte tenu des quelque 600 pages du livre) et dans lequel vous vous repérerez aisément.
Néanmoins, cette bible de la théorie musicale ne vous sera profitable que si vous êtes déjà familiarisé avec le langage musical. Vous y
dénicherez alors beaucoup d'informations utiles et voyagerez dans la théorie musicale comme un pro !
Il existe chez le même éditeur un Abrégé de cette théorie, associé à un CD-Rom interactif, dont le volume 1 étudie les bases essentielles
de la théorie. Si la version intégrale (exemplaire dans sa conception et sa réalisation) est à mettre dans les mains de musicien quelque
peu expérimenté, l'Abrégé sera le livre de chevet idéal pour tout les autres.
Jean-Clément Jollet, Musicalement vôtre.
Vous connaissez bien les différents paramètres musicaux pour les avoir rabâchés au fil de cet ouvrage (ci-dessus), mais vous
souhaiteriez aller plus loin en vous confrontant à d'autres partitions. Ces ouvrages (c'est une série de huit volumes progressifs) sont
des solfèges à proprement parler : ils font travailler simultanément la lecture des notes (gymnastique indispensable) et l'application rythmique dans une progression calquée sur l'utilité réelle dans la musique. Ici, pas de rythme invraisemblable, pas d'enchainement improbable. Chaque nouveauté est renvoyé à de véritables extraits musicaux afin d'en signifier l'intérêt. Sur la page de gauche, des exercices et sur la page de droite, l'application musicale. Que demander de plus !
Même s'ils sont pensés pour un cursus spécifique aux écoles de musique et aux conservatoires, ces livres sont tout à fait adaptés au
travail des adolescents ou adultes. Préférez les volumes 1 à 4 qui abordent l'apprentissage des principaux enchainement rythmiques
susceptibles de vous intéresser. A chaque volume est associé un volume d'accompagnements pour les pianistes aguerris.
Sous la même signature et chez le même éditeur existent plusieurs dizaines d'ouvrages en rapport avec la formation musicale ou
l'harmonisation au piano.
Vous voilà fin près avec tout ce que vous aurez vu et découvert aujourd'hui, à passer à la pratique et l'apprentissage du piano dans
cette seconde partie (arrive prochainement) sur les ressources à utiliser sur internets, le matériel à acheter et les ouvrages à vous
procurer.
Sur ce, c'était FCK GTP, on se retrouve très prochainement pour la suite de cette apprentissage. PEACE.