Retour à l'envoyeur? Après le piratage historique de Sony, les connexions Internet de la Corée du Nord ont été totalement interrompues pendant plus de neuf heures. Elles ont été rétablies mardi, ont indiqué des experts en informatique, suggérant que le pays communiste avait peut-être été la cible de représailles.La Maison blanche a refusé de préciser si la panne était une conséquence directe d'une attaque américaine. Reste que Barack Obama avait expliqué, vendredi 19, que les Etats-Unis allaient répliquer au piratage de Sony, attribué à la Corée du Nord par le FBI. Le président américain n'avait pas non plus expliqué comment les Etats-Unis allaient répondre et classe secret défense toutes ses cybers-opérations. Au département d'Etat, la porte-parole adjointe Marie Harf avait expliqué que l'administration Obama "examine une série d'options" pour répondre à la cyberattaque de Sony. "Parmi nos réponses, certaines seront visibles, d'autres pas".
Le président Barack Obama avait confié lors d'un entretien diffusé dimanche sur CNN qu'il "ne pensait pas que cela ait été un acte de guerre. Je pense que c'est un acte de cyber-vandalisme qui a été très coûteux". Il s'était engagé à apporter une réponse "proportionnée" à cette attaque, sans toutefois en préciser la nature. Washington a toutefois estimé lundi que la Corée du Nord devait admettre sa responsabilité et dédommager les studios Sony Pictures.
La Corée du Nord continue de menacer
Quoi qu'il en soit, les quatre réseaux internet dont dispose la Corée du Nord et dont tout le routage passe par China Netcom, filiale de China Unicom, sont restés déconnectés pendant neuf heures et 31 minutes. Les causes de la panne, elles, restent inconnues. "Ils (les dirigeants coréens, NDLR) ont pu décider de couper tout simplement les connexions ou alors ils sont peut-être victimes d'une panne ou d'une attaque", expliquait dans un mail envoyé à l'AFP le vice-président de Dyn Research, spécialisée dans la sécurité informatique.Selon ces experts en sécurités informatique, les connexions internet entre la Corée du Nord et le reste du monde - jamais très bonnes d'ordinaire - avaient commencé à être perturbées dès le week-end. Dimanche, Pyongyang a appelé à une enquête et a menacé de représailles la Maison Blanche et d'autres cibles américaines, en cas de sanctions. Le gouvernement nord-coréen "a une longue histoire en matière de dénégations de responsabilité" pour des actes provocateurs, a relevé encore Marie Harf.Interrogée sur les menaces de représailles proférées par Pyongyang, elle a répondu: "Nous enjoignons la Corée du Nord à faire preuve de retenue, à s'abstenir de toute nouvelle action menaçante à ce stade".
Rédaction by Raptor.


